Pourquoi était-ce important pour vous de participer à cette journée multisports ?
Dimitri Pavadé : C'est important pour moi parce que c'est quelque chose que j'ai traversé. J'ai eu un tragique accident, je ne suis pas handicapé de naissance. A vrai dire, je suis parti de rien et je n'avais jamais fait de sport ! Aujourd'hui, je suis athlète de haut niveau, médaillé. Donc j'ai envie de montrer aux enfants que l'on peut partir de zéro et devenir une tête d'affiche en France dans le parasport. Je veux leur transmettre l'idée qu'on peut avoir un handicap, être différent et en même temps être aux yeux des autres un exemple et être quelqu'un de très fort, d'inspirant. Je veux aussi leur prouver que la différence fait notre force comme on le dit souvent et qu'il est important de se montrer au grand public. Il ne faut pas avoir honte de ce que l'on est ! C'est tous ces messages-là que je souhaite partager. J'ai envie également d’expliquer aux enfants qu'il est nécessaire qu'ils soient fiers de ce qu'ils font et qu'ils n'aient pas peur de montrer ce dont ils sont capables.
Pour vous, quel a été le programme de cet événement aux Hôpitaux de Saint-Maurice ?
Dimitri Pavadé : J'ai fait le tour des ateliers ! Là, je viens de participer au rugby fauteuil avec quelques personnes. J'ai constaté que les enfants s'amusaient énormément, ça fait vraiment plaisir ! Apparemment, il y a des jeunes qui aiment déjà bien un sport, c'est le but de cette journée aussi : qu'ils s'identifient à un profil de sportif et qu'ils aillent ensuite vers un club pour commencer à pratiquer. J'ai fait plein de photos et on m'a posé beaucoup de questions, notamment sur mon handicap. Certains enfants m'ont demandé pourquoi j'étais comme ça. Il y a des questions qui sont pertinentes à leur âge et certains se disent en me rencontrant : « Ben voilà, c'est possible !».
Quels sont vos futurs projets pour votre carrière sportive ?
Dimitri Pavadé : Cette année, il y a les Championnats d'Europe qui ont été annulés. Du coup, je vais préparer le Championnat du monde de l'année prochaine et après les Jeux paralympiques de Los Angeles 2028. Pour Los Angeles, j'aimerais bien revenir sur le sprint parce j'ai lâché le sprint ! A présent, je compte revenir sur le sprint, en plus de la longueur.
Propos recueillis par Raphael Corvaisier.